L’histoire commence au début des années 30, à l’ère du développement de l’aviation civile dopée par les progrès techniques initiés lors de la première Guerre Mondiale : c’est le temps des héros, des records, des premières lignes intercontinentales, des rêves les plus fous.

L’ aérodrome de Labéraudie sur la carte de l’époque.    DGAC

On assiste alors à la multiplication des camps d’aviation et le plateau de Labéraudie va devenir le terrain officiel de l’aéro-club du Quercy sous l’initiative de personnalités tels que Gaston Artigalas, premier Président du Club, Le Docteur Etienne Barret de Nazaris, Henri Bris, de Barde, Laboudie, Camille Baboulène, Lantuejouls, Grelet, Murat, Vidaillac, Paul Orliac, alors président de la Chambre de Commerce et d’Industrie...
Sur le site, une reconnaissance technique avait été missionnée par le Ministère de l’air en juin 1931 : la surface totale de 14 hectares environ constituait un vaste pré à peu près plat au milieu de terres agricoles de céréales, betteraves, tabac, vignes.
Achetés initialement par le département en 1933, c’est le 14 mai 1934, que le département céda ces terrains à la CCI, lui laissant l’entretien, l’exploitation de   ce champ d’aviation déclaré d’utilité publique.La CCI devait s’engager à abriter gratuitement dans les hangars mais seulement dans la mesure des places disponibles, les avions d’Etat de passage sur l’aérodrome et ce pour une durée maximum de quinze jours. Aucune taxe ne serait perçue pour l’atterrissage et l’envol des avions d’Etat.
L’aérodrome fut officiellement ouvert à la circulation aérienne publique par un arrêté du 17 avril 1935. L’Aéro-club du Quercy allait disposer de son aérodrome à Cahors-Labéraudie.
De nombreux appareils vinrent y faire escale, car par sa position géographique, il etait un refuge sûr pour les avions qui survolaient cette région accidentée.
En mai 1935, une escadrille Caudron-Renault de quatre appareils (Luciole, Frégate, Pélican, Simoun) faisait escale, pour des séances de présentations, des vols d’essais, des baptêmes de l’air. (Journal du Lot du 17 mai 1935)


Préparation d'un Caudron Luciole.