Dès 1938, compte tenu de la menace grandissante, les sections d’Aéronautique Populaire furent transformées en « Sections d’Aviation Prémilitaire ».  Avec le 2° conflit mondial, les activités de l’aéro-club vont être mises en sommeil puis stoppés.


Année 1942 : manifestation d’aéromodélisme et vol à voile sur le terrain de Labéraudie

En 1939 l’école militaire de l’Armée de l’Air de la base d’Avord (Cher) se replie à Labéraudie.
Il s’agissait d’une école de pilotage et donc de pilotes confirmés qui arrivèrent avec leurs avions, mais aussi des élèves aviateurs, des mécaniciens.  (Plus tard les avions furent repliés sur Toulouse-Francazal, mais des pilotes restèrent à Labéraudie : Lechevalier, Reutenauer, Antonetti, …)
Selon les témoignages d’habitants du lieu, en 1940, il y eu jusqu’à 200 militaires au camp de Labéraudie et 200 qui logeaient dans l’école de Flottes  et dans des maisons libres des environs.

Lors de l’occupation, l’aérodrome de Labéraudie fut réquisitionné et neutralisé par les allemands qui le sillonnèrent de 2700 mètres de tranchées.
Le club continue à vivre tout de même. Des sections d’aéromodélisme se développent dans les établissements scolaires de Cahors encadrées par  des professeurs et supervisées par Camille Baboulène, l’activité remporte un franc succès. La compétence professionnelle de ce dernier contribue  même à la création d’un centre de moniteurs d’aéromodélisme. « Babou » est apprécié de tous et connu comme un pionnier de l’aviation populaire.

En juin 42, un concours de modèles réduits est organisé sur le terrain. L’aéromodélisme ouvre aux jeunes ayant passé avec succès le Certificat  élémentaire d’enseignement technique des sports aériens, les portes du vol sans moteur : encadrés par M. Dubosc, une équipe d’une vingtaine  d’élèves est formée en 1942.
Cependant, l’activité sera rapidement interdite par l’occupant Allemand. Le club se focalisera alors sur l’aéromodélisme jusqu’à la fin des hostilités.


 René Fournier à bors du planeur Avia XV A