L’aérodrome est restitué à l’aéro-club le1er juin 1945.


Dans le hangar : on reconnait à gauche E. Barret de Nazaris et G. Artigalas devant un Potez 36. A droite un Caudron Luciole.

L’activité vol à voile redémarre avec de nouveaux appareils fournis par la Fédération Nationale des Sports Aériens et animée par le Lieutenant  Dubosc et M. Lacourt et supervisée par M. Lechevalier (qui deviendra plus tard chef de la patrouille acrobatique du centre de Saint-Yan).
Les activités aériennes se multiplient : des meetings aériens sont organisés. Ils attirent de nombreux spectateurs et assurent des revenus au  Club. Une émulation nouvelle saisit l’aéro-club : après les réunions qui ont lieu dans les locaux de la rue Wilson, le dimanche, les membres se  retrouvent sur le terrain de Labéraudie. Un bâtiment à usage de buvette et logement du gardien prolongé par une terrasse couverte par une  verrière est construit sous l’instigation de M. Clément et d’autres membres du club.

L’année 1952 est une année de deuil pour l’aéro-club : le docteur Barret de Nazaris disparait tragiquement en Espagne lors de sa tentative de  record du monde de distance en ligne droite pour avion de moins de 500kg.

L’Aéro-club s’étoffe, se développe et accueille désormais de plus en plus d’avions «étrangers» au club.

3 générations d’appareils, de gauche à droite, Stampe SV4, Jodel D112, De Havilland Bultee, propriété de M. Laboudie (Début années 50)

Fernand Conti assure à partir de cette année-là les  fonctions de moniteur bénévole. Il consacrera pendant  10 ans tous ses loisirs à la formation de nombreux  pilotes dont messieurs Allias, Fargues, Bardin, Castagné...

En 1956, le CIT 58 (Centre d’Instruction des Transmissions) s’installe à la caserne de Cahors. Des réservistes et pas simplement des aviateurs, ont été mobilisés sous des tentes situées entre les hangars et le restaurant Soupa.

En 1958, le club fait l’acquisition d’un Potez 43 quadriplace. Cet appareil peu rapide mais très sûr permettra d’organiser de nombreuses séances de baptêmes de l’air.
Le Stampe est échangé contre un N.C 858. La flotte s’enrichie en 1963 de l’achat d’un Jodel 117 plus rapide que l’ancien qui sera remplacé dès l’année suivante par un Sicile-Record triplace qui permettra des voyages longue distance.
Dans ces années, l’aéro-club organise de nombreux meetings aériens, des rencontres et rassemblements d’aéro-club régionaux et, à cette occasion, on peut assister à de fabuleux spectacles de voltige aérienne avec notamment la patrouille de Carcassonne.


Sur le terrain : les Stampe de la patrouille acrobatique de Carcassonne

En 1960 arrive le Potez 58, avion de 4 places servant aux baptêmes de l’air dans les villages, lors des fêtes (10 Francs le baptême de l’air), l’argent ainsi récolté (environ 3000 F par dimanche) servira à acquérir un Morane Rallye.
1965 sera encore une année tragique pour l’Aéro-club. Maurice Delmas, Président du Club disparaît près de Luzech aux commandes du Jodel D112, le dernier construit par C. Baboulène. Lors d’une manifestation nautique sur le plan d’eau de Luzech, il veut arriver en rase motte au-dessus du Lot, mais avec le soleil de face, il ne voit probablement pas la ligne à haute tension qui traverse la vallée : l’aile du Jodel est sectionnée, le pilote périra dans le crash.
M. Robert Jardin assure alors la présidence du Club. Le Jodel accidenté sera aussitôt remplacé par un neuf que le Club ira chercher à Issoire aux Ets Wassmer.

Le Para-Club nait en 1965, le premier président fut Etienne Cuquel et le conseiller technique à qui ce club devra tout son développement, l’adjudant Jean Turrel.
C’était un vieux Max Holste Broussard, lourd et bruyant monomoteur, venant de Pau pour l’occasion, qui emportait les téméraires, les parachutes de l’époque étaient des coupoles simples et blanches le plus souvent.

Jusqu’à 1971, la flotte de l’aéro-club s’enrichira d’un avion Morane Rallye Commodore 180 cv, 4 places, avion d’affaires et de grands voyages et d’un avion planeur Fournier destiné à l’entraînement et au perfectionnement des pilotes.

On savait l’aérodrome de Labéraudie en péril : le débat aéronautique concernant Cahors et la pérennité de ce terrain était engagé. Le cout d’un aménagement n’étant pas justifié par les avantages pouvant en être attendus, le peu d’enthousiasme de la chambre de Commerce à investir dans un aérodrome destiné uniquement à l’aviation légère conduiront à une condamnation…
Le projet d’un aérodrome à Lalbenque était né quand même à partir de 1964...
La fermeture à la circulation aérienne publique de celui de Labéraudie fut effective au 28 juillet 1970, en même temps que l’ouverture de celui de Cahors-Lalbenque, dont un usage restreint avait été autorisé en octobre 1969.

 
Fernand Conti aux commandes du Rallye aux cotés de P. Gleyze, agent commercial Morane. A l’arrière : Nanou Fargue.